LA REVUE

DES AIMANTS

Entre théorie et fiction, entre écrits et images, nous voulons réfléchir à notre monde contemporain et l'inventer aussi dans nos propres mots.

Édition 2020 - Récits de paysages

Pour citer Les Cueilleuses, une pièce écrite par Jeanne Peylet-Frisch, une aimante parmi nous :

" Que nous reste t-il alors que le langage ? Que les contes, que les poèmes, que les mythes ? Quels mythes, quelles histoires, quels mots ? De quoi avons nous besoin ?

Nous cherchons un paysage. Nous avons besoin des paysages. (...) Nous demandons aux mots d'accomplir ce miracle de faire encore souffler le vent, hurler le goéland et baver le chien.

SOUFFLE VENT, HURLE GOÉLAND, BAVE CHIEN ! "

LA REVUE EST SORTIE : Édition 2022 - À l'intérieur du ciel
Elle est disponible en version numérique.
Vous pouvez y accéder en cliquant directement sur la couverture.
Ou la télécharger en pdf ici => Édition 2022 - À l'intérieur du ciel
 
Qui habite à l’intérieur du ciel ? La terre est si peuplée.
Nous avons cherché à recenser les peuplements du ciel. Ce ciel pays des couleurs, des corps célestes, des concepts. Ce ciel source des images, des idées, de l’irrigation. Ce ciel habitat des nuées d’oiseaux, des notes de musique, des nuages. Ce ciel occupé par des satellites, des signaux, des caméras de surveillance. Ce ciel traversé par des fumées, des figures, des fugaces.
 
Où trouver les débuts du ciel, les frontières du ciel ?

Nous avons cherché dans les cosmogonies, par le cadre d’une fenêtre du troisième étage, au ras des objets, des feuilles, des pentes, des bords, des bordures.

Est-ce que le ciel est périssable ? C’est le point de bascule de nos plus grands vertiges.

Le ciel, est-ce un livre ouvert où lire l’avenir ? Un ventre qui engloutit le présent et digère le passé ?

Emanuele Coccia écrit « Le firmament est le plus grand site archéologique du cosmos ». Nous avons bien voulu épouser son projet de renverser la vue du ciel, se dire : l’archéologie peut se passer dans le ciel.
Peut-on trouver le ciel dans le creux d’un jardin ?

Peut-on penser le ciel à partir de nos pieds posés sur la terre ? À partir de nos peaux, de nos pores, de nos poumons traversés par l’air ?

Partons du principe qu’on ne peut réfléchir le ciel autrement que par les images. Nous avons fait une grande énumération, un grand entassement d’images de toutes espèces, vous pourrez, dans les pages qui suivent, vous y promener à votre guise.


On vous embrasse fort,
- Les Aimants