BRONWYN LOUW

Bronwyn Louw est d'origine étasunienne. La deuxième de six enfants, elle n'a pas été à l'école jusqu'en 3e, suivant une instruction informelle par la lecture et le jeu. Après avoir voyagé et vécu en Inde et au Népal, elle est venue en France à 15 ans et y vie depuis. Elle a étudié à Sciences Po, où elle a rencontré la poète Claude Ber, qui devient une figure de mentor avec qui elle nourrit une relation de compagnonnage dans l'écriture à ce jour. Après une troisième année à l'étranger passée en Palestine à Bethlehem, où elle a découvert l'enseignement en tant que professeur en CP et CE1 au Petit Prince, une école Franco-Palestinienne, elle a enseigné le français, l'anglais, les lettres et la philosophie au collège et au lycée à La Libre Ecole Steiner au sud de Paris. Elle a repris ses études en parallèle de l'enseignement, et a complété un master à l'EHESS, dont la mémoire de recherche, sous les directions d'Emanuele Coccia puis de Jean-Marc Besse, réfléchissait par le prisme de la poésie à la question Comment négocier la frontière entre la vie humaine et la vie des plantes ?

Bronwyn prépare actuellement une thèse, toujours à l’EHESS et sous les directions de Jean-marc Besse et Marielle Macé, intitulée Écrire le verger au 21ème siècle : poésies, pensées, pratiquesdont les recherches – outre la recomposition d’une longue histoire du motif poétique de "verger" dans la littérature lyrique – sont nourries et portées par l’écriture d’un recueil poétique, ainsi que la conception/réalisation d'un projet de paysage dans un verger associatif à Brétigny-Sur-Orge. Son travail se déploie aussi dans une performance artistique en collaboration avec Jeanne Peylet-Frisch, Station Verger, un dispositif où approcher la poésie comme expérience tirée entre sons et voix. Ses recherches prennent de ce fait la forme d'une enquête agro-poétique, où le verger est une figure et un lieu pour dire et où éprouver un monde de métamorphoses et d’enchevêtrement de formes de vie, à l’écologie trouble et pourtant « fructueuse ».